Publié le 12 mars 2026 Mis à jour le 12 mars 2026

À une époque où les compétences en écriture sont indispensables, la démocratisation de l'orthographe n'a pas eu lieu. Christophe Benzitoun, linguiste, explore des manières d'améliorer la situation.

Maitre de conférences en linguistique française à l'université de Lorraine et au laboratoire CNRS ATILF à Nancy, Christophe Benzitoun s'intéresse tout particulièrement à l'articulation entre français parlé et français écrit. Il a publié en 2021 Qui veut la peau du français ? (Le Robert) et coécrit Le français va très bien merci (Gallimard) dans le cadre du collectif Les linguistes atterrées. Il est également membre du comité de rédaction de l'Encyclopédie grammaticale du français (http://www.encyclogram.fr/).

En résumé

Comme l'annonçait l'Académie française dans ses cahiers préparatoires rédigés par Mézeray au 17e siècle, l'orthographe française a été échafaudée pour distinguer les gens de lettres du reste de la population. Ainsi, le code orthographique n'a pas été conçu pour être largement diffusé. Bien qu'en partie simplifiée depuis, il continue de jouer ce rôle de distinction. Tant que cela concernait peu de personnes ou bien uniquement la maitrise de la lecture, le problème était relativement limité. Mais à l'époque contemporaine, où les compétences en écriture sont indispensables à nos vies professionnelle et sociale, cela a des conséquences délétères voire discriminatoires. En effet, de nombreuses études montrent que l'origine sociale des élèves est un des paramètres permettant de rendre compte de l'absence de maitrise du code orthographique. Bref, la démocratisation de l'orthographe ne s'est pas réalisée. Comment pourrait-on améliorer la situation ? C'est ce que nous explorons dans ce podcast.